Pourquoi cette question revient-elle chaque jour ?
Parce qu'elle se repose d'elle-même. « Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? » n'est jamais réglée : répondue aujourd'hui, elle revient demain, identique. Et elle ne vient pas seule — décider le plat, c'est aussi vérifier ce qu'il reste dans la cuisine, arbitrer entre les objectifs et l'envie, tenir compte du temps disponible, penser aux courses. Chaque élément est trivial. C'est leur répétition qui coûte.
Notre position : on ne manque pas d'idées de repas. On manque de disponibilité au moment précis où la question tombe — le soir, quand la journée a déjà consommé les arbitrages qu'on était capable de faire.
Pourquoi les idées recettes et les menus ne règlent-ils rien ?
Les applications de recettes, les menus de la semaine, les paniers à cuisiner, le batch cooking : tout cela aide, et nous ne l'attaquons pas. Mais il faut nommer ce que ces solutions font vraiment : elles répondent à « que pourrait-on cuisiner ? ». C'est une suggestion. Une suggestion n'est pas une décision : elle vous laisse l'arbitrage. Est-ce aligné avec vos objectifs ? Compatible avec ce que vous avez fait à l'entraînement ? Avec ce qu'il y a déjà dans les placards ? Avec ce que la famille mangera ?
Et un menu décidé le dimanche a la même limite qu'un programme de sport écrit une fois : il ne survit pas au premier imprévu. Dès que la semaine bouge, la charge de replanifier retombe sur vous — à l'heure où il ne reste plus rien pour la porter.
Que faudrait-il pour ne plus avoir à y penser ?
Que la décision soit préparée en amont, par quelque chose qui connaît vos objectifs, vos goûts, votre historique et votre journée. C'est un calcul : le calcul nutritionnel d'abord — calories, macros, une sélection de micronutriments prioritaires, sur un référentiel public —, puis la mise en cohérence avec le reste : ce que vous aimez, ce que vous avez déjà mangé, le temps que vous avez pour cuisiner, les courses qui en découlent.
C'est la philosophie d'Augmented Human : lorsqu'un calcul peut être automatisé à partir de données publiques fiables, il n'a plus à occuper votre attention. Le repas de ce soir est exactement ce type de calcul. Et un calcul se délègue :
Lorsqu'une décision peut être calculée de manière fiable, elle n'a plus besoin d'être prise chaque jour. Quoi manger en fait partie. Ce qui doit vous revenir, ce n'est pas une liste d'idées : c'est un repas décidé, avec ses quantités — qu'il ne reste qu'à exécuter, ou à refuser.
Comment Augmented Human s'y prend-il ?
Concrètement : sur Telegram, vos repas du jour sont décidés à l'avance — les plats, les quantités, alignés sur vos objectifs, calculés à partir d'un référentiel nutritionnel public (la table CIQUAL de l'ANSES). La liste de courses en découle. Et vos repas n'arrivent pas seuls : ils font partie d'une journée préparée par le même agent, avec la séance et ses charges — que vous pouvez choisir de recevoir chaque matin.
Vous gardez le dernier mot. Un plat ne vous convient pas ? Vous le dites, Sam recalcule. Vous avez mangé autre chose ? Vous le photographiez, c'est pris en compte. Ce qui ne convient pas se dit, et le calcul recommence.
La meilleure réponse à « qu'est-ce qu'on mange ce soir ? » est de ne plus avoir à se poser la question.