Que paie-t-on vraiment quand on paie pour sa forme ?
Un programme, croit-on. C'est pourtant la partie la moins rare de l'affaire : les principes d'entraînement et d'alimentation sont publics, stables, et documentés bien au-delà de ce qu'une vie permet de lire. Personne ne manque de programme. Ce que l'on achète, en réalité, c'est un rendez-vous : un moment où quelqu'un regarde votre situation, tranche, et repart avec la responsabilité de l'étape suivante.
Notre position : ce moment vaut son prix. Il est rare parce qu'il demande du temps humain, et le temps humain se paie. Le problème n'est pas ce qu'il coûte. C'est ce qu'il couvre.
Pourquoi la difficulté se situe-t-elle entre les rendez-vous ?
Parce qu'un rendez-vous décide une fois, et que la semaine, elle, redemande de décider chaque jour. Le mardi où la séance ne rentre plus. Le déjeuner pris dehors. Le dîner à composer avec ce qui reste dans le réfrigérateur. La nuit courte qui rend la séance du lendemain discutable. Aucune de ces décisions n'était à l'ordre du jour ; toutes reviennent à la même personne.
Et elles reviennent au plus mauvais moment : le soir, après une journée déjà pleine, quand il ne reste presque plus rien pour arbitrer.
C'est la mécanique que nous voyons partout : un accompagnement est acheté pour le savoir, alors que ce qui manquait, c'était sa conversion en décisions quotidiennes.
Le prix est-il vraiment le frein ?
Nous ne le croyons pas. La question posée avant de payer n'est presque jamais « est-ce trop cher ? » : c'est « est-ce que je vais m'en servir ? ». L'hésitation ne porte pas sur le montant, elle porte sur soi — sur la crainte, souvent fondée par l'expérience, de payer pour quelque chose dont l'exécution reposera encore entièrement sur ses propres épaules.
Notre position : un prix bas ne répond pas à cette crainte. Il la rend seulement moins chère. Ce qui y répond, c'est de déplacer ce qui est vendu.
Faut-il payer pour du savoir ou pour des décisions ?
Le savoir est abondant, souvent gratuit, et il ne cesse de s'enrichir. Ce qui est rare, c'est qu'il soit converti — chaque jour, à partir de votre situation réelle — en une séance précise et en des repas précis. Payer pour savoir, c'est payer pour ce qui est déjà partout. Payer pour ne plus avoir à décider, c'est payer pour ce qui manque.
Qu'est-ce qui ne se délègue pas ?
Beaucoup de choses, et il faut le dire clairement. Un professionnel de santé qui examine, un kinésithérapeute qui corrige un mouvement sous les yeux, un diététicien qui assure un suivi clinique : rien de cela ne se remplace, et nous ne cherchons pas à le remplacer. Ce n'est pas le même métier. Ce qui relève du soin relève d'un professionnel ; quand un signal sort de notre domaine, notre rôle est de le dire, pas de le traiter.
L'exécution non plus ne se délègue pas : la séance, personne ne la fera à votre place. Ce qui se délègue, c'est tout ce qui vient avant elle.
Que vend Augmented Human, alors ?
Ni un programme à télécharger, ni une séance de conseil : la préparation quotidienne des décisions. La séance du jour est prête avant que vous y pensiez, calculée à partir de votre historique réel ; les repas sont composés à partir de vos objectifs et de ce que vous avez sous la main. Ce qui change se dit en une phrase, et le calcul recommence. Vous gardez le dernier mot à chaque étape.
Nous ne cherchons pas à coûter moins cher qu'un accompagnement humain : nous ne vendons pas la même chose. Augmented Human coûte 7 € par mois, sans engagement, et la découverte est offerte, sans carte bancaire — précisément parce que la question qui compte avant de payer n'est pas le montant, c'est de savoir si l'on s'en sert.
On n'a jamais manqué de programmes. On manque de quelqu'un qui décide, les jours où il ne reste rien pour le faire.