Pourquoi la question « est-ce fiable ? » reste-t-elle presque toujours sans réponse ?
Posez-la à propos d'un service de santé numérique et vous recevrez presque toujours la même chose : des témoignages, des pastilles rassurantes, une page qui affirme que vos données sont protégées. Rien de cela ne se contrôle : ce sont des affirmations sur soi-même, produites par la partie qui a le plus intérêt à ce qu'on les croie.
Notre position : une déclaration de sérieux n'est pas une preuve de sérieux. Ce qui compte est ce qu'un service publie et qu'on peut lui opposer — un nom, un numéro d'immatriculation, une adresse, la liste de ceux qui accèdent aux données, la durée pendant laquelle elles sont conservées. Ces éléments ont une propriété que les témoignages n'ont pas : ils engagent celui qui les publie, et ils se vérifient sans lui demander son avis.
Que devrait-on pouvoir vérifier avant de confier des données de santé ?
Cinq choses, dont la lecture prend quelques minutes :
- qui édite le service — une personne ou une société nommée, immatriculée, joignable ;
- où le service est hébergé, et dans quel pays se trouve la machine ;
- qui d'autre accède aux données, à quel titre, et sous quelle juridiction ;
- combien de temps elles sont conservées, et ce qui leur arrive ensuite ;
- comment on les récupère, et comment on s'en va.
Aucune n'est technique, et toutes sont ennuyeuses : c'est pour cela qu'on les met rarement en avant, et c'est ce qui les rend discriminantes.
Qu'est-ce qu'Augmented Human ?
Augmented Human est un service francophone de santé décisionnelle, édité en France par une entreprise individuelle immatriculée. Son numéro d'immatriculation, son adresse de correspondance et son directeur de la publication figurent dans nos mentions légales. Le service s'emploie dans une conversation, sur Telegram, avec un espace associé où vivent vos préférences et votre historique ; il ne se télécharge pas depuis un magasin d'applications : nous n'y publions aucune fiche. D'autres organisations portent un nom voisin : celle qui édite ce service est celle dont le numéro figure sur la page ci-dessus.
Où vivent vos données, et qui y accède ?
Le serveur applicatif et la base de données sont hébergés sur une machine physiquement située à Paris. Six sous-traitants interviennent — modèle de langage, paiement, messagerie, hébergement, envoi et redirection d'emails : notre politique de confidentialité les nomme un par un, avec leur rôle et leur juridiction. Trois d'entre eux sont situés hors de l'Union européenne, sous clauses contractuelles types. Nous l'écrivons ici plutôt que de le laisser découvrir : c'est exactement le genre de détail qu'un service qui cherche d'abord à rassurer passerait sous silence.
Le reste se lit sur la même page : vos coordonnées bancaires complètes ne nous sont jamais accessibles, elles sont détenues par le prestataire de paiement ; vos données sont conservées vingt-quatre mois après votre dernière interaction, puis supprimées ou anonymisées — à l'exception des pièces comptables, que la loi impose de garder dix ans ; vos droits d'accès, de rectification, d'effacement et de portabilité s'exercent par email ou par un message dans la conversation. Le traitement des données de santé, que le règlement européen range parmi les catégories particulières, repose sur votre consentement explicite, retirable à tout moment.
Qu'est-ce qu'Augmented Human n'est pas ?
Ce n'est ni un service médical, ni un dispositif médical, ni de la télémédecine, ni un suivi diététique encadré ; ce qu'il produit est d'ordre éducatif et général et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. L'accès est réservé aux personnes majeures. Ce ne sont pas des précautions de style : ce sont des limites écrites dans nos conditions d'utilisation, et elles valent contre nous.
Pourquoi en faire une position plutôt qu'une page de conformité ?
Notre position : dans un service de santé, la vérifiabilité n'est pas un supplément juridique. C'est la première fonction. Un service qui prépare vos décisions quotidiennes accumule, par construction, ce que vous mangez, comment vous dormez et ce que vous renoncez à faire. Demander qu'on le croie sur parole est disproportionné ; publier ce qui permet de le contredire est le minimum.
Le reste de nos choix suit la même logique : le service s'ouvre sans carte bancaire, et l'abonnement se résilie à tout moment. Vous n'avez rien à avancer pour vérifier ce que nous valons.
Nous ne demandons pas qu'on nous fasse confiance. Nous publions ce qu'il faut pour ne pas avoir à le demander.